Dimanche 28 septembre 2008

Chavez-Sarko : Une rencontre politique impossible.
Et pourtant, vendredi le premier était à Paris.

Je l'aime bien El Revolucionario Socialista  !
Il est tellement assassiné dans les médias aux ordres, tellement caricaturé par les néo-fascistes et les soc-dems comme un dictateur au couteau entre les dents. Limite Staline. Y'en a qui balisent pour leurs petits culs néo-libéraux et qui voient déjà la porte d'un goulag s'ouvrir devant eux.

Même si certaines de ses positions ne me conviennent pas (mais heureusement, puisque l'idolatrie aveugle est le degré zéro de la Politique) j'avoue que le dégout et la crainte qu'il inspire aux élites de notre beau système capitalisto-libéral - renforcés par la nique faite à la toute-puissance bushiste - me procure un plaisir assez incommensurable.

Et que dit notre Hugo tout rouge à l'infâme roquet qui se prétend président d'une République en deuil ?

"J'ai dit à M. Sarkozy qu'une phrase de son discours aux Etats-Unis avait attiré mon attention (...) M. Sarkozy a parlé d'un capitalisme régulé. Nous, nous proposons le socialisme, mais son idée nous semble très importante car elle va contre l'idée perverse du marché qui règlerait tout."

Sarkoléon a en effet retourné de manière assez spectaculaire sa veste de saleté néo-libérale.
Et si je rejoins évidemment le constat du Président vénézuélien, à savoir que "le-Grand-Marché-trop-mignon-qui-s'auto-régule-comme-un-grand-même-que", c'est d'une connerie sans nom, il faut savoir que ce que veut notre calamité national, c'est "refonder le capitalisme".
Eh oui, rien de moins que ça ...
Parce qu'un système un peu plus égalitaire, ça leur ferait quand même bien mal aux fesses.

Et taper à bras (naturellement) raccourcis sur ceux qui "ont trahi l'esprit du capitalisme".
Ouaip, c'est grave doc'. C'est même incurable.  A ce stade, va falloir amputer ...
Mais l'esprit du capitalisme, c'est exactement ce qui se passe maintenant, une jungle impitoyable, qui permet à certains d'empocher 95 milliards (!!!) de dollars sur le dos de la crise et au peuple de renflouer les caisses étasuniennes de 700 milliards $ (!!!).
Ce n'est pas un raté malheureux, c'est la base du fonctionnement économique de ce système de crevures.
Le fameux caractère auto-contradictoire du capitalisme dont parlait Marx.
Qui avait prévu sa chute, mais qui s'était peut-être juste un peu planté sur les échéances.
Ca va pas plaire aux maccarthystes de tout poil et autres bouffeurs de marxistes, mais faut reconnaitre que là, Marx vient de mettre Smith KO.

Enfin, revenons à Chavez et son interlocuteur bouché à l'émeri :

"Cela fait plus de dix ans que nous avons tiré la sonnette d'alarme à ce sujet, aussi bien devant les Nations unies que dans différents sommets (...) nous avons toujours prôné une transformation de la soi-disant architecture financière internationale mais on ne nous a jamais suivis. On en voit aujourd'hui les conséquences. "

Sauf que Le Petit Nicolas et Cie, ils se sont même pas contenté de collaborer à ce système mondial, ils y ont participé activement.
Alors bon, qu'ils reconnaissent simplement la réalité des fait, à savoir que "ce putain de marché, oh ben c'est balot, il se régule pas des masses tout seul dis-donc", d'accord. De là à s'en satisfaire, certainement pas.

Mais faut avouer que c'est dur de parler avec ces gens-là.
Difficile, non, impossible.
Il a bien déconné le sympathique Hugo.
La tête plongée et maintenue dans une bassine de Guarapita, ça aurait eu de la gueule.
Et alors là, comme "signe fort", on pouvait pas faire mieux.

par Le sang coule communauté : Les Blogs Sarkostique
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