Les Enfants de Priam : Justice et Liberté !
"Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu."
"Un jeune homme de 22 ans, interpellé vendredi à Grasse (Alpes-Maritimes), est mort au cours de son transfert au commissariat de cette ville, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
[...]
Selon le quotidien Nice-Matin, qui publie l'information samedi, une rixe a éclaté lorsque le jeune homme s'est vu opposer un refus dans une agence du Crédit agricole où il était allé retirer de
l'argent.
Interpellé un peu plus tard par la police, il s'est violemment débattu. L'un des quatre policiers qui procédaient à son interpellation a eu l'épaule démise et une clavicule fracturée, a-t-on
précisé de source policière.
De source policière, on a précisé que les fonctionnaires, constatant dans la voiture que le jeune homme était inconscient, ont
tenté un massage cardiaque. Les pompiers, prévenus, n'ont pas pu le réanimer." (Source)
Sauf que :
"Le père d'Abdelakim Ajiimi, cité par Nice-Matin, raconte qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police."
(Source)
"Un témoin a mis la police en cause dans le décès d’un homme de 22 ans, Abdelakim Ajimi, interpellé vendredi à Grasse
(Alpes-Maritimes), a indiqué dimanche le journal Nice-Matin.
"Il avait la face contre terre, trois policiers sur lui, j’ai entendu le jeune homme dire qu’il ne pouvait plus respirer, il était violet. Un des trois policiers lui a donné des coups de
poing", a raconté à Nice-Matin ce témoin, Ludovic Gérard, maître chien à Cannes. M. Gérard a déclaré avoir protesté et avoir été conduit au commissariat. "Là, dans une
petite pièce, j’ai entendu les policiers s’affoler et une femme dire : +il est en train de faire un arrêt cardiaque, appelez les pompiers+", a poursuivi le témoin, qui a été relâché
dans la soirée." (Source)
"Une jeune femme, témoin de l'interpellation, a indiqué à la presse en marge de la manifestation que Abdelhakim Ajimi
avait été maintenu à terre durant une vingtaine de minutes lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l'un lui serrait fortement le cou.
"Pendant les vingt minutes où j'étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête", a dit la jeune femme, Layla Picout, 17 ans,
étudiante en BEP vente.
"Il ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l'envers, comme s'il était déjà parti. Quand ils l'ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une
guimauve", a dit Layla Picout." (Source)
Ah, ouais, effectivement, ça change légèrement la donne.
Complètement, même.
Même si - et j'ai envie de dire : évidemment - les policiers réfutent ces accusations.
Cela dit, on a quand même deux témoins.
Dont un qui affirme que Abdelhakim est décédé au commissariat, et non dans la voiture de police.
Des témoins, qui, eux, non rien à gagner à mentir. Et dont les témoignages sont plutôt concordants.
Une enquête a été ouverte par les boeufs-carottes, pour savoir si les policiers sont en cause.
On pourrait se dire : C'est dramatique, mais justice sera faite.
Sauf que l'autopsie du jeune homme aura lieu mardi, mais que "Selon les premières constatations du médecin légiste, le corps du jeune homme ne portait aucune trace de coups pouvant expliquer son
décès. Il avait une bosse au front, a précisé une source policière." (Source)
Tiens, c'est bizarre, ça va dans le sens des policiers.
Le préfet des Alpes-Maritimes a rajouté sa petite touche :
"Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires" de police, a ajouté M. Vian" (Source)
Ah ? Pas de témoin mettant en cause ces flics alors ?
Sans bien sur oublier que tous main dans la main, keufs et préfet, ont (lourdement) insisté sur le passif et l'actif judiciare et psychiatrique de ce jeune homme et sur le condé qui a fini à
l'hopital la clavicule cassée (simple accident de travail, rappelons-le).
Comme si cela excusait la mort brutale de ce jeune homme. Comme si cela l'expliquait.
Comme l'écrit très bien un citoyen indigné sur Torapamavoa, tout cela s'est déroulé dans le silence
complet et dégueulasse du gouvernement.
Une manifestation a eu lieu à Grasse à 14h dimanche, réunissant entre 600 et 1000 personnes, pour réclamer justice pour Abdelhakim.
Nous, simples citoyens, ne pouvons que nous attrister de cette mort injuste et nous associer à la peine de sa famille et de ses proches par la pensée. Et réclamer, sans relâche, JUSTICE POUR
ABDELHAKIM !!!
Pour que les types de la BAC impliqués dans cette mort suspecte, soient mis à pied, jugés et condamnés, si il se revèle que les témoignages sont vrais.
Pour ne pas que l'affaire soit plus ou moins étouffée, et que la Justice épargne les responsables à képis comme pour Zyed et Bouna, Moushin et Larami et tant d'autres. Depuis des dizaines
d'années, mais plus encore depuis que Supersarko est passé par l'Intérieur.
Pour qu'il puisse reposer en paix, et que les gens qui l'aiment puisse faire leur deuil.
JUSTICE POUR ABDELHAKIM !!!
Notre fils, notre frère, notre ami, notre voisin ... A tou(te)s.
En clair, une insolation. Pas de brutalités policières mais le premier mort de la canicule (tiens bien envie de développer ça en article moi, style humour noir)